La géologie de Seine-Saint-Denis : 4 entités superposées
La géologie de la Seine-Saint-Denis est celle, sédimentaire, du Bassin parisien. Une succession d’horizons argilo-marneux s’intercalent dans des formations marno-calcaires, souvent gypseuses. Les plateaux de Romainville et d’Avron (au sud du département) ont longtemps été exploités dans des carrières de pierre à plâtre à ciel ouvert ou en galerie (à Romainville, Rosny-sous-Bois ou Gagny). Aujourd’hui, seuls les gypses du massif de l’Aulnoye, sur le plateau dominant Vaujours et Coubron, font encore l’objet d’une exploitation.
Saint-Denis, Aubervilliers, Saint-Ouen : zones d’ancienne industrie en reconversion. Remblais anthropiques d’épaisseur et qualité variables. Alluvions de Seine compressibles. Nappe phréatique fluctuante. Risque de tassements différentiels sur tout projet de construction neuve.
Romainville, Rosny-sous-Bois, Gagny, Clichy-sous-Bois : zones à périmètre de risque gypse. Carrières historiques à ciel ouvert et souterraines. Dissolution active possible. Vides résiduels non comblés jusqu’à 16 m. Études spécifiques avec audit gypse obligatoires.
Bobigny, Drancy, Aulnay-sous-Bois : formations argilo-marneuses avec risque de retrait-gonflement. Sols souvent remaniés ou hétérogènes en contexte urbain dense. Réseaux enterrés nombreux compliquant les investigations. Étude G2 en milieu contraint indispensable.
Vaujours, Coubron, Livry-Gargan : plateaux calcaires avec la dernière exploitation de gypse active (Placoplatre Vaujours). Contexte périurbain en développement. Alternance calcaire-argile selon la position sur le plateau ou dans les vallées.
Le cas particulier de la Plaine Saint-Denis : une géotechnique de reconversion
La Plaine Saint-Denis représente l’une des plus grandes opérations d’urbanisme en Europe. Cette ancienne zone industrielle (usines, dépôts, entrepôts) est progressivement reconvertie en logements, bureaux et équipements publics. La construction du Grand Paris Express (ligne 16 notamment) a mis en évidence la complexité géotechnique de ce secteur : remblais anthropiques hétérogènes en surface, formations gypseuses en profondeur, nappe alluviale en relation avec la Seine.
Pour tout projet de construction neuve sur ces terrains reconvertis, les sondages de l’étude G2 doivent impérativement atteindre le bon sol naturel sous les remblais, dont l’épaisseur peut dépasser plusieurs mètres. La consultation préalable des archives du BRGM et de l’IGC est systématique. Dans certains secteurs, des fondations profondes (micropieux) sont nécessaires pour traverser les remblais et les formations instables.
En Seine-Saint-Denis, les études G2 présentent des contraintes spécifiques par rapport aux zones rurales : accès limité pour les engins de sondage (cours étroites, rues encombrées), présence de réseaux enterrés à repérer avant tout forage, fondations de bâtiments voisins à ne pas perturber. Nos ingénieurs géologues diplômés maîtrisent ces contraintes de milieu urbain dense et adaptent leurs méthodes d’investigation (pénétromètres dynamiques légers, sondages manuels) à chaque configuration de chantier.
Nos missions géotechniques en Seine-Saint-Denis
Geoproxio intervient sur l’ensemble du 93 pour toutes les missions réglementées. L’étude G1 à partir de 800 euros est obligatoire pour les ventes de terrain en zone argileuse selon la Loi ELAN. L’étude G2 entre 1 200 et 4 000 euros intègre la consultation systématique des périmètres de risque gypse, des archives IGC et des données de remblais disponibles. Consultez notre guide des tarifs et notre guide sur la différence entre G1, G2 et G5.
Nous couvrons aussi l’ensemble de l’Île-de-France : Yvelines (78) et toute la petite et grande couronne. Retrouvez nos zones d’intervention.
Questions fréquentes
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